Mes parents sont venus me rendre visite en Californie, et pour l’occasion, j’ai pris une semaine de congés pour découvrir les US avec eux. Bilan : des paysages grandioses… Il faut reconnaitre, même si ça ne transparait pas toujours sur les photos, que la nature américaine est à l’échelle de leurs routes, c’est-à-dire très vaste et impressionante.
Après une petite visite de la boite où je bosse, je les emmène le lundi 11 février, direction parc du Yosemite à l’Est !
Après quelque 300km, on arrive l’après-midi dans une petite ville en bordure du parc, Mariposa. Ancienne ville minière, on y trouve un musée avec pas mal de vestiges de la ruée vers l’or. Sur les bons conseils du guide du routard, on s’aventure dans un hôtel un peu particulier, puisque qu’avec des chalets, un peu perdu au milieu de nul part… Mais avec internet !! Il s’appelle le Yosemite Bug et la bouffe y est très bonne… Je vous laisse jeter un oeil au pancake auquel on a eu droit au petit dej.
Le mardi donc, frais et dispos, on entame notre petite traversée du Yosemite, qui conformément à ce qu’on avait pu lire est enneigé à cette époque de l’année (l’altitude allant de 600 à 4000m), mais les routes sont très bien dégagées, le soleil est bien au rendez-vous, et les paysages enneigés sont magnifiques. On s’est bien aventurés pour une petite marche dans la neige, mais sans raquettes, c’est moins pratique, et j’ai fait quelques glissades spectaculaires, mais c’était fun. On remet la célèbre ascension du Half Dome à plus tard, impossible à faire en hiver.
On a pas vu d’ours noirs (ne laissez pas de nourriture dans votre voiture vous dit-on), mais croisé de très près quelques cerfs et autres renards.
On redescend des montagnes en toute fin de journée, et on roule en direction de Fresno, puis Sanger, deux villes assez moches. Mais au moins, on y trouve des motels pas chers ! On y fait donc étape. Le lendemain, on repart respirer l’air frais de la montagne : direction Sequoïa National Park, un autre parc naturel au sud du Yosemite, dans le même massif montagneux, la Sierra Nevada.
Ce parc est célèbre pour ses séquoia géants. Les sommets étaient tout aussi enneigés qu’au Yosemite, mais les routes impeccablement dégagées, malgré la pancarte ci-dessous !
Après les sequoïas, on se tâte… Allons-nous voir la vallée de la mort à quelque 6h de route à l’Est ? Enthousiasmés par les paysages, on décide d’y aller. On passera donc la nuit de mercredi dans un petit hôtel perdu (mais cette fois-ci sans internet :)) dans la charmante bourgade de Glennville. On était les seuls occupants d’un motel tout neuf.
En continuant et en descendant de l’autre côté de la Sierra Nevada le jeudi, vraie surprise… Changement radical de paysage dès que vous passez le col au-dessus de Lake Isabella. On passe de la neige et des pins à un paysage beaucoup plus dépouillé, on sent le désert arriver ! Ma voiture nous fera une petite frayeur avec une jolie surchauffe des freins… Mais rien de très grave. Petite allure, frein moteur et une meilleure répartition du freinage avant-arrière à l’aide du frein à main, et on continue !
On roule et on remonte la vallée coincée entre la Sierra Nevada et la vallée de la mort, afin de pouvoir prendre le passage Ouest de la vallée de la mort. Des routes droites interminables mais les paysages sont toujours aussi distrayant.
En se rapprochant de la vallée de la mort, on fait un détour par Darwin, une ville quasi-fantôme comme vous pouvez apercevoir sur les photos. Darwin était une ville de mineurs il n’y a encore pas longtemps, mais les caravanes et maisons abandonnés sous les quelques nuages faisaient vraiment glauque ! On a dû apercevoir une âme humaine sortir d’une caravane… On est resté bien sagement dans la voiture pour traverser Darwin ! Puis on a continué pour trouver un notre hôtel de la nuit perdu au milieu du désert un peu plus loin à l’entrée de la vallée de la mort, à Stovepipe Wells. Hôtel tout confort au milieu du désert… Avec internet si seulement une tempête de sable avait pas coupé le câble téléphone la veille ! Fait insolite, l’eau y était très douce pour la peau, peut-être dû au fait qu’elle était très minéralisée ?
Pour notre visite de la vallée de la mort le vendredi, on s’est levé tôt, à 5h, pour pouvoir profiter du lever de soleil sur le désert. On a pas regretté le réveil matinal… La vallée de la mort est le paradis du géologue : des roches de toutes les couleurs, des formes de relief surprenantes.
On dit que l’air sec de la vallée de la mort est très bon pour la santé. En tout cas, l’air de la vallée de la mort est le plus vivable au mois de février ! Un beau soleil, mais pas encore la canicule du désert, cela nous a permis de marcher un peu et de mieux profiter.
On sort à la fin d’une longue journée de la vallée de la mort, encore pas mal de route pour rejoindre Baker, une ville qui longe l’autoroute entre Las Vegas et Los Angeles. On y trouvera un motel pas cher qui a pas changé sa déco depuis son ouverture dans les années 60 !
On remontera sur Santa Clara le samedi, pas mal de route (8h!). Ouf ! Plus de 2000km et plus de 1000 photos plus tard, de retour au bercail, des paysages plein la tête ! L’avantage du mois de février, c’est qu’on était pas dans la cohue des touristes, on était souvent les seuls sur la route à des miles à la ronde ! C’est très appréciable comme tranquilité.